L’année 2015 marque le 70e anniversaire de l’installation à Melun de l’école des officiers de la Gendarmerie nationale. Cette installation durable à 41 km au sud-est de Paris, dans un méandre de la Seine, ne doit pas faire oublier les autres établissements qui se sont succédé dans la première moitié du XXe siècle. De même, le système de formation en école dans la gendarmerie n’a guère plus d’un siècle d’existence.
Avant Melun, quelle école pour les officiers de la gendarmerie ? Il n’existe pas d’école pour former les futurs officiers de l’Arme avant 1901. Sous l’Ancien Régime, les charges d’officiers des maréchaussées sont d’abord des offices qui s’achètent ou s’héritent. Ce système de vénalité et d’hérédité n’est remis en cause qu’au XVIIIe siècle. Sous la Révolution, la loi du 15 août 1792 propose que les officiers soient élus directement par leurs gendarmes. Sous le Consulat, la loi du 28 Germinal an VI (17 avril 1798) introduit une sélection par âge et par ancienneté. Ce principe perdure jusqu’au début du XXe siècle.
Le décret du 3 janvier 1901 crée la première école de l’Arme destinée aux sous-officiers de la gendarmerie aptes à devenir officiers. Elle s’installe à la caserne Schomberg, près du quartier des Célestins à Paris. De 1901 à 1914, 14 promotions, totalisant 200 élèves, y sont formées. Suite...

Contrairement à une idée reçue, l’escorte présidentielle n’a pas toujours été l’apanage du régiment de cavalerie de la Garde républicaine.
Dans ce numéro dont le dossier porte sur la police technique et scientifique, nous avons voulu faire le portrait de l’homme et rappeler son œuvre. Bien entendu, le système mécanique de tri de micro-documents n’avait rien à voir avec la puissance des moyens informatiques qui allaient venir ensuite. Cependant, il est indéniable que le développement et l’utilisation du système PROSAM a donné aux enquêteurs et ingénieurs de la gendarmerie un savoir-faire et une culture du rapprochement judiciaire qui ont été déterminants pour faciliter et accélérer l’application de l’informatique à ce domaine judiciaire.
Année historique, 1953 marque l’entrée de la gendarmerie dans la « troisième dimension », l’institution se dotant de moyens aériens et de personnels spécialistes. Les premières études en vue de l’emploi de l’hélicoptère par la gendarmerie sont menées dès le début des années 1950, plus particulièrement dans le domaine de la surveillance routière. Le projet est porté par le chef d’escadron Fouché, ancien aérostier, affecté au bureau technique de la direction de la gendarmerie et de la justice militaire. Quelques rares expérimentations sont menées comme le « dispatching routier » dès août 1952 dans la région de Rambouillet-Trappes. Malgré l’intérêt de la direction pour ce matériel, aucune réalisation concrète ne voit le jour. Aussi, cet officier profite-t-il de l’allant de l’armée de Terre pour former les premiers spécialistes de la gendarmerie.
La gendarmerie, forte de sa présence sur l’ensemble du territoire et du maillage qu’elle a su tisser, opère depuis le XVIIème siècle un contrôle des flux. À cette époque, la « sûreté des grands chemins » constitue déjà une mission essentielle de la maréchaussée. En 1668, Colbert reprend un dispositif expérimenté dans les années 1640 en Ile-de-France. Les unités sont alors placées dans les relais de poste situés avant les entrées de Paris de manière à surveiller les hommes et les marchandises convergeant vers la capitale et à combattre une criminalité devenue endémique.