Les Amis de la Gendarmerie

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000 332 MonceyLe titre d’inspecteur-général de la gendarmerie n’avait rien à voir avec la notion d’inspection moderne, thème du dossier de ce numéro de la revue des Amis de la Gendarmerie. 

Dans l’histoire de notre Institution, on a coutume de dire que MONCEY fut le premier directeur de la gendarmerie. Ce n’est pas tout à fait juste. En effet, cette nomination par le Premier Consul Napoléon BONAPARTE, le 3 décembre 1801, faisait de Bon Adrien JEANNOT DE MONCEY en quelque sorte l’égal du ministre de la Police. A ce titre, il disposait de ses propres services d’espionnage, de fonds secrets dont il ne devait rendre compte qu’à NAPOLÉON, d’un accès direct à celui-ci, sans passer par le secrétaire d’Etat, le tout dans une époque particulièrement riche en complots.

Si la gendarmerie entretient la mémoire du maréchal MONCEY au travers de ses fonctions d’inspecteur-général de la gendarmerie, en rester là serait occulter une carrière essentiellement militaire d’une exceptionnelle longévité, pendant 74 ans, de 1768, son premier engagement, à sa mort en 1842 alors gouverneur des Invalides. Suite...

000 TransmissionsCompte tenu de l’étendue de son maillage territorial et de la dispersion de ses brigades, les systèmes de communication revêtent une importance cruciale pour le service et l’organisation du dispositif opérationnel de la gendarmerie. Aussi l’Institution a-t-elle toujours cherché à s’approprier les avancées technologiques du domaine des télécommunications.

La fin du XIXe siècle voit l’essor rapide du télégraphe. Contrairement à l’armée, la gendarmerie ne possède pas de réseau en propre mais dispose d’un droit d’utilisation du télégraphe public exploité à partir de 1879 par le ministère des Postes et Télégraphes. En parallèle, l’invention et la diffusion rapide du téléphone offrent des avantages opérationnels certains. Mais ce n’est qu’au sortir de la Première Guerre mondiale e que son déploiement est généralisé. Cependant, la gendarmerie demeure en retard en matière de communications radio et ce n’est qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale qu’elle s’ouvre enfin à la télégraphie sans fil (TSF).

Convaincue des avantages tactiques apporté par la TSF, notamment pour les opérations de maintien de l’ordre, la gendarmerie commence à déployer dès 1945 des réseaux radio ad hoc mais disparates, sans infrastructure, et principalement constitués d’équipements américains que la gendarmerie récupère avec parcimonie auprès des armées(1). Il s’agit alors essentiellement de radios analogiques peu performantes, fonctionnant en modulation d’amplitude et exploitées en mode direct. Suite...

000 330 logementManque de moyens financiers, succession de lois, inconfort des logements : entre 1921 et 1939, la recherche de casernements pour les effectifs toujours croissants de la Garde républicaine mobile (GRM) est un réel problème.

Dans son rapport du 18 mai 1920, le député PATE évoque la possibilité d’installer les gardes républicains mobiles et leurs ménages dans les anciennes casernes de l’armée après avoir réalisé les aménagements nécessaires. En effet, de nombreux régiments sont dissous dès 1919. L’attribution de leur caserne désaffectée à la gendarmerie s’avère une solution recherchée par les élus locaux. Le député précise qu’il est primordial de loger les gendarmes près de leurs officiers, ces derniers devant avoir pour souci permanent « le maintien du moral et de l’esprit de discipline, tout en pouvant être joints en cas de communications téléphoniques urgentes, de jour comme de nuit ».

Cependant, pour les gardes républicains mobiles vivant sur place avec leur famille, l’installation dans les anciens cantonnements de l’armée pose de réelles difficultés et présente de nombreux inconvénients. Suite...

000 329 administration« Le problème n’est pas de se tromper, mais de persévérer dans l’erreur en la reconduisant » Jean-François REVEL Après la défaite des armées françaises en 1870, le rapport BOUCHARD déboucha sur la loi du 16 mars 1882 relative à l’administration de l’armée, dont les principes s’appliquèrent jusqu’en 2009. D’aucuns pensent que les leçons de l’histoire paraissent aujourd’hui oubliées, au nom d’une modernité qui nous ramènerait à l’ancien régime.

La guerre franco-allemande de 1870 se solda par la défaite de la FRANCE, dont les conséquences portèrent les germes de la Première Guerre mondiale. Le lourd tribut dû à l’ALLEMAGNE, allié à la perte de l’Alsace-Lorraine, constitua un traumatisme pour notre pays. Outre-Rhin, le conflit permit l’unification des états germaniques et la création de l’empire allemand. Ainsi, la défaite de SEDAN ne fut pas seulement une défaite militaire, mais une catastrophe au plan géopolitique. Il apparaît donc important d’en analyser les causes, afin de ne pas commettre les mêmes erreurs dans le futur.

Il est généralement admis que la faiblesse de l’armée française était liée à son impréparation à conduire un conflit majeur. Le système de recrutement était déficient et les difficultés logistiques ne permirent pas de réaliser la mobilisation. L’empereur ne disposait pas, autour de lui, de chefs militaires dotés d’une vision stratégique et capables de définir une doctrine d’engagement de nos armées. Suite...

000 328 LyauteyLe 15 mars 1891, l’article « Du rôle social de l’officier dans le service universel » est publié dans « La revue des deux mondes ». Bien que l’article ne soit pas signé, le capitaine Hubert LYAUTEY, âgé de 37 ans, est vite identifié. Fort de ses rencontres et lectures, il élabore un style de commandement qui prend en compte les aspirations de ses subordonnés et, plus largement, des peuples dans les colonies françaises, faisant de lui un précurseur.

Les conséquences de la révolution industrielle et plus particulièrement de la lutte des classes sont le point de départ de la réflexion de LYAUTEY qui souhaite trouver des moyens de réconciliation au sein de la population. La jeunesse, réunie à l’occasion du service militaire universel qui durait trois ans, est le vecteur de cette modification. . Les officiers, qui deviennent des « agents d’action sociale », doivent créer l’esprit de corps. « On ne commande bien que ceux que l’on aime. »

Ce visage humain est également au cœur de la concertation. C’est un axe central qui a conduit à la création du Conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM) en 1969 puis au développement du dialogue interne qui traite des questions d’intérêt général et des sujets personnels, dans le respect des spécificités liées à l’état militaire. Suite...