Les Amis de la Gendarmerie

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H 336Le ministre de l’Intérieur évoquait le 30 novembre 2020 devant la commission des Lois de l’Assemblée nationale les sept péchés capitaux de la police. Le sixième d’entre eux était le sous-dimensionnement des effectifs dédiés au maintien de l’ordre, c’est-à-dire des unités spécialement formées à cette mission. Ses propos voulaient expliquer les défauts de comportement constatés lors de l’évacuation d’un camp de migrants à PARIS, le 23 novembre, évacuation réalisée par des unités non spécialisées.

Cette question des effectifs des forces mobiles a été l’un des points importants abordés lors des travaux ayant conduit, en 2019- 2020, au schéma national du maintien de l’ordre(2) puis lors du Beauvau de la sécurité. Des annonces de renforcement des forces mobiles ont été faites à l’issue de chacune de ces réflexions.

Alors que la Gendarmerie mobile fête cette année son centenaire, il est intéressant d’étudier les raisons pour lesquelles la question de ses effectifs est si cruciale pour cette première force spécialisée de maintien de l’ordre de notre pays, première au sens historique du terme, mais aussi première force en effectif en 2020. Lire revue 336...

H 335« Pensons-y toujours, n’en parlons jamais. » La célèbre phrase de Léon GAMBETTA au sujet de la revanche sur l’Empire allemand est prononcée en novembre 1871, quelques mois après l’institution d’une légion de gendarmerie mobile à VERSAILLES. En 1830, déjà, des bataillons mobiles de gendarmerie apparaissaient. Le centenaire de la Gendarmerie mobile célébré en 2021 est donc un anniversaire qui occulte d’autres dates pouvant légitimement lui être associées. La genèse de « la Mobile » qui émerge en 1921 est faite de créations antérieures – et ultérieures –, de dissolutions, de projets de reconstitution…

Autant le centenaire des pelotons mobiles de gendarmerie en 1921 est aujourd’hui célébré de façon publique et officielle, autant leur naissance fut discrète, pour ne pas dire dissimulée. Il faut remonter aux premières années de la Troisième République pour comprendre ces conditions difficiles d’une gestation qui s’étendit sur près d’un demi-siècle.

L’épithète « mobile » qualifiant des unités de gendarmerie déployées pour des tâches de maintien de l’ordre n’est pas une nouveauté en 1921. Elle a même quasiment un siècle alors, et même plus si on voulait remonter aux colonnes mobiles révolutionnaires associant gendarmes et troupes de ligne. En effet, deux bataillons mobiles de gendarmerie – casernés à RENNES et à ANGERS – sont créés le 4 septembre 1831 par la Monarchie de Juillet pour réprimer les insurrections légitimistes dans l’ouest de la France. Un troisième est installé à NANTES en décembre de la même année. L’effectif de chacun de ces bataillons s’élevait à environ 250 hommes. Lire revue 335

H 334Durant trois décennies, des Français et Françaises ont pu accomplir leur service militaire dans la Gendarmerie nationale. Marqués par cette expérience de jeunesse, beaucoup ont d’ailleurs choisi de poursuivre une carrière dans l’Institution. La conscription, créée dès 1798, a un rendez-vous tardif avec la gendarmerie qui n’ouvre ses portes aux appelés qu’avec la loi du 9 juillet 1970.

En février 1971, le premier contingent débute ses classes à AUXERRE au Centre d’instruction de gendarmes auxiliaires (CIGA), où les instructeurs doivent composer « un compromis de fermeté et d’ouverture d’esprit ». La même année, le recrutement est ouvert « à titre expérimental » aux femmes volontaires de 18 à 29 ans. Si certains détracteurs dénoncent le recrutement « à bon marché » de ces jeunes de passage inexpérimentés et sans prérogatives, d’autres entrevoient déjà les apports pour l’institution de ces recrues issues de la société. Le 1er juin 1972, un centre de perfectionnement des GA est inauguré à PORQUEROLLES. D’autres CIGA sont créées à SAINT-ASTIER (1972), BERGERAC (1974) et FONTAINEBLEAU (1975). En 1973, la gendarmerie maritime et la gendarmerie de l’air obtiennent leur GA. Lire revue 334...

H 333La gestion du personnel relève avant tout du commandement. C’est une prérogative essentielle du chef militaire. Elle est substantielle de l’exercice de son commandement. Sur un plan pratique, la tenue du « dossier personnel » part toujours du terrain, au plus près du militaire concerné, encore aujourd’hui. C’est une évidence incontournable, elle l’était il y a longtemps à l’époque du dossier sur papier, écrit à la plume. Il ne put en être autrement dans les situations de guerre. Nous vous proposons un coup d’œil très ponctuel sur deux exemples, à des époques où les moyens de communication et les capacités de la numérisation n’existaient pas.

Nous vous proposons de découvrir le dossier personnel du gendarme PIALOUX au XIXe siècle À partir de 2 pièces d’archives et du bref rappel de sa carrière, essayons de deviner ce qu’a dû être sa gestion administrative. Jacques PIALOUX est né en 1850 dans le Puy-de-Dôme. Il a 20 ans pendant la guerre de 1870, le siège de PARIS et l’occupation allemande. Un an plus tard, c’est l’insurrection de la commune. Les récits de ces événements vont le marquer profondément. Lire revue 333...

000 332 MonceyLe titre d’inspecteur-général de la gendarmerie n’avait rien à voir avec la notion d’inspection moderne, thème du dossier de ce numéro de la revue des Amis de la Gendarmerie. 

Dans l’histoire de notre Institution, on a coutume de dire que MONCEY fut le premier directeur de la gendarmerie. Ce n’est pas tout à fait juste. En effet, cette nomination par le Premier Consul Napoléon BONAPARTE, le 3 décembre 1801, faisait de Bon Adrien JEANNOT DE MONCEY en quelque sorte l’égal du ministre de la Police. A ce titre, il disposait de ses propres services d’espionnage, de fonds secrets dont il ne devait rendre compte qu’à NAPOLÉON, d’un accès direct à celui-ci, sans passer par le secrétaire d’Etat, le tout dans une époque particulièrement riche en complots.

Si la gendarmerie entretient la mémoire du maréchal MONCEY au travers de ses fonctions d’inspecteur-général de la gendarmerie, en rester là serait occulter une carrière essentiellement militaire d’une exceptionnelle longévité, pendant 74 ans, de 1768, son premier engagement, à sa mort en 1842 alors gouverneur des Invalides. Suite...

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