Première unité blindée à voir le jour en Gendarmerie, le groupe spécial blindé de SATORY est créé le 15 mai 1933. Il comprend alors 19 chars RENAULT FT17 transportables sur camion, répartis dans deux compagnies, et 13 automitrailleuses de découverte (AMD) dans la 3e compagnie. La section dépannage de son état-major est l’ancêtre de l’atelier blindé qui existe toujours à SATORY.
À l’origine, le groupe spécial est un élément d’instruction. Cependant, il peut déjà être engagé au rétablissement de l’ordre en cas de troubles graves. La formation blindée est commune avec les unités de l’armée, le groupe est lié à l’infanterie. En octobre 1939, pour contribuer plus directement à la défense militaire de la FRANCE, la Gendarmerie propose à l’État-major de transformer le groupe en unité blindée combattante. Il prend le nom de 45e bataillon de chars de combat, affecté à la 3e division cuirassée de réserve.
Mi-mars 1940, les dotations de guerre s’accélèrent mais les équipements essentiels font encore défaut, « les chars, dépourvus de moyens de transmissions radioélectriques, ne communiquent entre eux que par fanions, comme ceux de la Grande Guerre. » Lire revue 345... et suite...

Les événements de Mai 1968, caractérisés par de grandes manifestations, des grèves et des occupations d’usines et de bâtiments administratifs, ont mis en relief les menaces possibles à l’égard de la protection du secret de la Défense nationale, notamment dans les sites relevant alors de la Délégation ministérielle pour l’Armement qui deviendra ultérieurement la DGA — Direction générale de l’Armement.
C'est dans une clairière perdue du plateau du Vercors qu'une scène macabre a été découverte le 23 décembre 1995, près du lieu-dit du Trou de l'Enfer, sur la commune de SAINT-PIERRE-DECHÉRENNES (Isère). 16 corps sont retrouvés calcinés et disposés en étoile, dont ceux de 3 enfants. Il s'agit d'un suicide collectif lié à la secte de l'Ordre du Temple Solaire.
Dire que la Gendarmerie est une force armée, outil de défense, est une vérité qui, depuis la fin du XXe siècle, semble avoir disparu des perceptions. Pourtant, au-delà de ses participations contemporaines aux opérations militaires en tant que composante de force, celle-ci est censée, depuis presque 40 ans, porter une part essentielle de la défense opérationnelle du territoire.
La gendarmerie est un nom fondamentalement militaire qui s’incarne dans la place donnée à la gendarmerie dans le cérémonial. Dans un article récent, dont on ne peux que recommander la lecture, le professeur émérite Jean-Noël LUC dresse une analyse remarquable de l’histoire de la militarité de l’institution.