Les Amis de la Gendarmerie

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Z 324 2Le commandant de communauté de brigades (COB), n’est rien d’autre qu’un commandant de brigade de type particulier, puisque les personnels qu’il dirige sont répartis sur plusieurs résidences, parfois éloignées. En effet, devant l’incapacité des brigades à faible effectif d’assumer la totalité de leurs missions, notamment l’accueil et l’intervention, la création des COB a consisté à les fondre dans une nouvelle entité « polyrésidentielle », de taille suffisante, mais dont les règles de fonctionnement et le concept d’emploi sont identiques à ceux d’une brigade territoriale autonome (BTA), donc monorésidentielle.

Comme tout commandant de brigade de gendarmerie, c’est un chef de service public, comparable à un chef d’entreprise : une entreprise de sécurité qui agit sur un territoire de 500 à 1 500 km2, au profit d’une population de 22 000 habitants en moyenne , des passagers en transit et des saisonniers, avec 2 à 4 emprises (les casernes de la communauté), avec un effectif moyen de 22 militaires, des moyens… Pour rester sur l’image de l’entreprise, il « produit » de la sécurité des personnes et des biens, il travaille au profit d’autorités administratives et de magistrats (procureur de la République principalement, juge d’instruction…).

En nous appuyant sur l’expérience de deux commandants de COB nous vous proposons de découvrir, de l’intérieur, ce métier qui s’articule autour de 3 axes : la mission, conception du service et mise en oeuvre des capacités opérationnelles ; le commandement des femmes et des hommes dont il a la responsabilité ; la gestion des moyens. Lire revue 324..

Z 324 1Destiné à former les commandants d’unité de la gendarmerie à l’intervention et au commandement opérationnel, cet espace a été imaginé au deuxième semestre 2015 pour soutenir la formation initiale des officiers élèves, démultiplier les passages en situations concrètes de commandement qui sont limitées par l’absence de terrain de manoeuvre de proximité à MELUN, et renforcer ainsi leur capacité à concevoir et commander des dispositifs opérationnels sur le terrain.

Un bâtiment composé de 5 alvéoles, situé dans l’enceinte de l’école au quartier Pajol, et jusqu’alors utilisé pour le tir réduit, la formation à l’intervention professionnelle et pour le stockage de matériels, a été réservé pour abriter un ensemble cohérent dédié à l’intervention professionnelle et à l’entraînement au commandement opérationnel.

La réalisation du projet comprenant la rénovation des bâtiments, la création de la structure de simulation, l’achat des systèmes de simulation, de sonorisation et les équipements nécessaires, a été échelonnée sur trois années en raison de son coût financier couvert sur budget central principalement et sur budget de fonctionnement de l’EOGN pour 16 %. Lire revue 324...

Z 323L’attribution de ces bonifications militaires qui entrent dans le calcul des retraites découle du statut militaire et essentiellement des conditions d’engagement missionnel des gendarmes en opération outre-mer et à l’étranger.

Quelque 600 militaires de la gendarmerie sont déployés en permanence à l’étranger : sur des théâtres d’opérations extérieures dans le haut du spectre (crise et guerre) ; dans les services de sécurité intérieure, au sein des organisations internationales, en opérations extérieures, au sein de 21 missions civiles et militaires, en missions de courte durée, ou affectés à la sécurité des emprises diplomatiques.

Outre-mer, une surexposition aux risques est  en forte augmentation : un gendarme subit 5 fois plus de violences qu’en métropole (augmentation de 87 % depuis 2013 contre 22 % en métropole) ; 628 agressions contre des gendarmes en outremer en 2017, soit 20 % des agressions au niveau national, près de 2 gendarmes agressés chaque jour, une augmentation de + 35,6 % par rapport à 2016, à Mayotte le nombre d’agressions multiplié par 14 en 4 ans ; 53 agressions avec arme par département/ collectivité d’outre-mer contre 8 par département métropolitain ; 302 gendarmes blessés en outre-mer en 2017. Lire revue 323...

Z 322La « gendarmerie connectée » s’adapte à l’ère du numérique et révolutionne ses modes d’action. Intégrant les nouvelles technologies, elle a conduit une réflexion approfondie sur sa façon d’interagir avec le public afin de lui apporter une offre adaptée. Cette transformation numérique est illustrée par des projets d’équipements connectés parmi lesquels « Neogend », tablettes ou smartphones dont sont dotés tous les gendarmes départementaux et qui transforment en profondeur leur action au service de la population.

La « brigade numérique » est une innovation originale et importante qui s’inscrit pleinement dans notre évolution de société où l’hyper connectivité est omniprésente (rendez-vous, relations entre individus, achats en ligne…). Cette « brigade » pas comme les autres, traite numériquement des fonctions de contact et d’accueil du public comparables à celles réalisées dans les brigades territoriales – hors urgences. Elle peut également renseigner et orienter les usagers vers les services ou les téléservices les mieux indiqués pour répondre à leurs sollicitations. Lire revue 322...

Z 321À la suite d’intrusions répétées sur des sites nucléaires en 2012 et 2013, les conclusions de plusieurs audits aboutissent à une mission de préfiguration (mai-décembre 2015) afin de proposer un nouveau dispositif qui s’inscrit, d’ailleurs, dans les préconisations de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Le CoSSeN est créé par arrêté du 20 juillet 2016, placé sous le commandement du général de division Pierre-Yves CORMIER, il est installé dans l’enceinte du fort de Charenton à MAISONS-ALFORT. Il apparaît ensuite dans le plan d’action contre la radicalisation terroriste (mesure 68) présenté par le Premier ministre le 9 mai 2016. Le décret du 20 avril 2017 le transforme en service à compétence nationale. Un arrêté à la même date fixe son organisation et son fonctionnement. « Le CoSSeN relève du ministre chargé de l’énergie et du ministre de l’Intérieur. Il est rattaché au directeur général de la Gendarmerie nationale. Il apporte également son concours au ministre de la Défense. » Lire revue 321...

Z 320En 2017, un engagement toujours plus important des réserves, notamment aux Antilles après le cyclone(1), le premier anniversaire de la Garde nationale et la nomination de la générale Anne FOUGERAT au commandement des réserves justifiaient bien un « zoom » dans notre revue. Les réserves seront le thème du dossier central du numéro 322- mai en 2018.

La réserve opérationnelle (RO) a deux composantes : une réserve opérationnelle de 1er niveau de 29 306 volontaires issus de la société civile pour les trois quarts ou anciens gendarmes et militaires des armées ; une autre de 2e niveau de 33 457, comprenant les anciens militaires de la gendarmerie soumis à l’obligation de disponibilité de 5 ans après leur départ de l’activité. La réserve citoyenne est quant à elle composée de 1 312 réservistes citoyens, recrutés intuitu personæ pour leur expertise, relais pour la gendarmerie auprès de la société civile. Lire revue 320...

Z 319 2Dans le cadre de la lutte contre les menaces maritimes, en particulier le terrorisme, les autorités ont fait évoluer les politiques de sécurité. Dans le même temps, la Gendarmerie maritime a adapté sa doctrine relative à la sûreté maritime et portuaire, pour apporter une réponse plus globale à la sûreté du transport par mer. Cette protection accrue des ports et des navires se traduit par la mise en place de capacités d’expertise des ports pour mieux évaluer les menaces, d’analyse de sûreté avec un ciblage des navires en escale, mais aussi d’investigation, notamment dans le cadre du contre-terrorisme maritime.

Cette doctrine comporte également des missions de sécurisation du transport maritime, à travers des patrouilles, des contrôles à l’embarquement et au débarquement des ferries, des actions de blanchiment de coque et de quai, ainsi que la mise en place d’équipe de protection des navires à passagers. Elle s’accompagne d’une sensibilisation à la radicalisation et à la sûreté de la communauté maritime et portuaire, afin de détecter des signes faibles. Enfin, la Gendarmerie maritime réalise des contrôles de navire de commerce. Lire revue 319...

Z 319 1Le commandant de compagnie est un élément essentiel de la chaine de commandement de la Gendarmerie départementale entre la brigade et le groupement. Le développement des unités spécialisées et l’émergence du groupement – échelon sans cesse plus opérationnel depuis la centralisation des appels de nuit en 1987 – ont pu faire douter certains de la pertinence de l’échelon compagnie. Aujourd’hui, le directeur général affirme son rôle essentiel et son importance. C’est la raison de faire un « zoom » sur le commandant de compagnie.

Le 31 mars 2017, le général d’armée Richard LIZUREY, directeur général, a réuni les commandants de compagnie de GD et formations assimilées à PARIS. « Je veux donner toute sa place à votre commandement qui joue un rôle essentiel dans l’action de la gendarmerie. Vous êtes au contact quotidien de votre territoire (connaissance du terrain, de ses réalités et des besoins de la sécurité), de ses acteurs (connaissance des élus, des autorités, de la population et de leurs attentes), de vos militaires (connaissance de leur engagement, de leurs capacités et des fragilités éventuelles)…» Lire revue 319...

Z 318La coopération la plus naturelle et la plus ancienne est celle des unités frontalières. Elle a toujours existé, mais il faut noter qu’elle s’est renforcée avec le rapprochement des deux institutions soeurs. La construction de cette coopération a commencé véritablement à se développer avec la naissance de la « FIE » (pour France-Italie-Espagne) en 1994. Depuis, elle a pris des formes multiples et exemplaires. La délocalisation d’une compagnie d’élèves gendarmes en Espagne, en cours, est un évènement original et innovant qui met les projecteurs sur les liens nombreux et solides entre nos deux institutions. Elle est l’occasion de « faire un zoom » sur cette coopération franco-espagnole en 2017.

La France (Gendarmerie nationale) et l’Espagne (Guardia civil) sont à l’origine de la création de la FIEP avec l’Italie (Carabiniers). Cette association, qui vise à renforcer la coopération entre ses membres pour mieux répondre aux enjeux de sécurité, s’est depuis considérablement développée puisqu’elle compte à présent 16 pays membres et 3 candidats officiels. Lire revue 318...

Z 317Depuis des années les navires de pêche brésiliens et surinamiens surnommés les « tapouilles » se livrent à une pêche illégale dans les eaux territoriales françaises au large de la Guyane mettant en péril les fonds marins et provoquant de graves tensions avec les pêcheurs guyanais qui respectent la règlementation. Les Brésiliens et Surinamiens s’étaient adaptés aux opérations de surveillance et de contrôle menées depuis une dizaine d’années par la Marine nationale, n’hésitant pas à se regrouper pour défier les équipages des navires de contrôle. Ces incursions dans nos eaux territoriales étaient en hausse depuis 2015.

Avec un dispositif interarmées renforcé, notamment au niveau des moyens d’interception, le but était de donner un coup d’arrêt aux infractions par une opération à double effet, répressif et dissuasif. Elle a été conduite en novembre 2016 en intégrant un détachement de la Gendarmerie maritime venu de métropole pour l’intervention. Lire revue 317...

Z 316Le projet de création d’un outil moderne à destination des gendarmes sur le terrain a démarré en 2014, dans un double contexte, le plan ministériel de modernisation de la sécurité intérieure, et la feuille de route de la gendarmerie. Devant la volonté de la DGGN de simplifier les modes d’action du gendarme pour le rendre plus efficace, Neogend a transformé le quotidien des personnels qui l’ont testé et qui ont gagné en mobilité et en autonomie.

En 2017, chaque gendarme d’unité territoriale détiendra un smartphone ou une tablette numérique NEOGEND sur laquelle il disposera de tous les outils-métiers nécessaires à l’accomplissement de ses missions. L’aboutissement de ce projet permettra à la gendarmerie de se positionner comme un des acteurs les plus innovants en matière de technologies numériques. Le colonel Philippe MIRABAUD, commandant le groupement du Nord, a participé à la conception de cet outil, auprès de la DGGN. Il revient pour les Amis de la Gendarmerie sur les raisons d’un tel succès. Lire revue 316...

Z 315Le bon déroulement de l’Eurofoot 2016 a constitué un enjeu majeur pour lequel, pendant un mois, la Gendarmerie nationale a mobilisé 30 000 militaires, des compétences rares et des moyens et modes d’action inédits.

La gendarmerie a eu la charge de la sécurisation de 13 camps de base, de la sécurité de 12 sélections nationales, de l’escorte de délégations officielles et du contrôle des flux routiers, aériens et ferroviaires. 28 escadrons de gendarmerie mobile ont assuré l’ordre public, notamment sur la plaque parisienne. La Gendarmerie mobile avait également en compte l’intégralité de l’ordre public dans les zones concernées par « l’Eurofoot » à Lyon/Saint-Étienne et Bordeaux/Toulouse, en étroite liaison avec les unités et services locaux. Le GIGN et ses antennes avaient en charge l’intervention spécialisée sur 4 fans-zones à Lens, Nice, Toulouse et Saint-Étienne, ainsi que dans les stades de ces deux dernières agglomérations.

Pour la première fois, après une préparation spécifique, 11 équipes cynophiles de recherche d’explosifs sur personnes en mouvement ont été déployées alors que la cellule nationale nucléaire radiologique, biologique et chimique (C2NRBC) et des capacités de lutte contre les drones étaient présentes dans les zones sous responsabilité de la gendarmerie. Lire revue 315...

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