L’escadron de gendarmerie mobile est articulé en pelotons. Son engagement repose sur l’existence d’un peloton particulier qui se distingue des pelotons de marche : « le peloton hors rang ». Le PHR a deux fonctions principales et essentielles qui sont le commandement et le soutien.
Le « commandement » constitue l’appui direct du commandant d’unité dans l’exercice de son commandement. Le « soutien » quant à lui, doit permettre le fonctionnement de l’unité dans toutes ses composantes. Ces deux fonctions doivent être assurées : en permanence, tous les jours de l’année, même lorsque l’unité est en indisponibilité (permissions) ; simultanément lorsque l’unité est engagée en mission en déplacement, et à la résidence avec le « détachement à résidence ».
Le PHR regroupe une vingtaine de personnels aux qualifications spécifiques, oeuvrant pour le soutien opérationnel de l'unité et lui permettant de fonctionner en autonomie en tous lieux et en tout temps. » Ils sont répartis en équipes correspondant aux fonctions à assurer. Lire revue 325...

Le commandant de communauté de brigades (COB), n’est rien d’autre qu’un commandant de brigade de type particulier, puisque les personnels qu’il dirige sont répartis sur plusieurs résidences, parfois éloignées. En effet, devant l’incapacité des brigades à faible effectif d’assumer la totalité de leurs missions, notamment l’accueil et l’intervention, la création des COB a consisté à les fondre dans une nouvelle entité « polyrésidentielle », de taille suffisante, mais dont les règles de fonctionnement et le concept d’emploi sont identiques à ceux d’une brigade territoriale autonome (BTA), donc monorésidentielle.
Destiné à former les commandants d’unité de la gendarmerie à l’intervention et au commandement opérationnel, cet espace a été imaginé au deuxième semestre 2015 pour soutenir la formation initiale des officiers élèves, démultiplier les passages en situations concrètes de commandement qui sont limitées par l’absence de terrain de manoeuvre de proximité à MELUN, et renforcer ainsi leur capacité à concevoir et commander des dispositifs opérationnels sur le terrain.
L’attribution de ces bonifications militaires qui entrent dans le calcul des retraites découle du statut militaire et essentiellement des conditions d’engagement missionnel des gendarmes en opération outre-mer et à l’étranger.
La « gendarmerie connectée » s’adapte à l’ère du numérique et révolutionne ses modes d’action. Intégrant les nouvelles technologies, elle a conduit une réflexion approfondie sur sa façon d’interagir avec le public afin de lui apporter une offre adaptée. Cette transformation numérique est illustrée par des projets d’équipements connectés parmi lesquels « Neogend », tablettes ou smartphones dont sont dotés tous les gendarmes départementaux et qui transforment en profondeur leur action au service de la population.
À la suite d’intrusions répétées sur des sites nucléaires en 2012 et 2013, les conclusions de plusieurs audits aboutissent à une mission de préfiguration (mai-décembre 2015) afin de proposer un nouveau dispositif qui s’inscrit, d’ailleurs, dans les préconisations de l’Agence internationale de l’énergie atomique.
En 2017, un engagement toujours plus important des réserves, notamment aux Antilles après le cyclone(1), le premier anniversaire de la Garde nationale et la nomination de la générale Anne FOUGERAT au commandement des réserves justifiaient bien un « zoom » dans notre revue. Les réserves seront le thème du dossier central du numéro 322- mai en 2018.
Dans le cadre de la lutte contre les menaces maritimes, en particulier le terrorisme, les autorités ont fait évoluer les politiques de sécurité. Dans le même temps, la Gendarmerie maritime a adapté sa doctrine relative à la sûreté maritime et portuaire, pour apporter une réponse plus globale à la sûreté du transport par mer. Cette protection accrue des ports et des navires se traduit par la mise en place de capacités d’expertise des ports pour mieux évaluer les menaces, d’analyse de sûreté avec un ciblage des navires en escale, mais aussi d’investigation, notamment dans le cadre du contre-terrorisme maritime.
Le commandant de compagnie est un élément essentiel de la chaine de commandement de la Gendarmerie départementale entre la brigade et le groupement. Le développement des unités spécialisées et l’émergence du groupement – échelon sans cesse plus opérationnel depuis la centralisation des appels de nuit en 1987 – ont pu faire douter certains de la pertinence de l’échelon compagnie. Aujourd’hui, le directeur général affirme son rôle essentiel et son importance. C’est la raison de faire un « zoom » sur le commandant de compagnie.
La coopération la plus naturelle et la plus ancienne est celle des unités frontalières. Elle a toujours existé, mais il faut noter qu’elle s’est renforcée avec le rapprochement des deux institutions soeurs. La construction de cette coopération a commencé véritablement à se développer avec la naissance de la « FIE » (pour France-Italie-Espagne) en 1994. Depuis, elle a pris des formes multiples et exemplaires. La délocalisation d’une compagnie d’élèves gendarmes en Espagne, en cours, est un évènement original et innovant qui met les projecteurs sur les liens nombreux et solides entre nos deux institutions. Elle est l’occasion de « faire un zoom » sur cette coopération franco-espagnole en 2017.
Depuis des années les navires de pêche brésiliens et surinamiens surnommés les « tapouilles » se livrent à une pêche illégale dans les eaux territoriales françaises au large de la Guyane mettant en péril les fonds marins et provoquant de graves tensions avec les pêcheurs guyanais qui respectent la règlementation. Les Brésiliens et Surinamiens s’étaient adaptés aux opérations de surveillance et de contrôle menées depuis une dizaine d’années par la Marine nationale, n’hésitant pas à se regrouper pour défier les équipages des navires de contrôle. Ces incursions dans nos eaux territoriales étaient en hausse depuis 2015.
Le projet de création d’un outil moderne à destination des gendarmes sur le terrain a démarré en 2014, dans un double contexte, le plan ministériel de modernisation de la sécurité intérieure, et la feuille de route de la gendarmerie. Devant la volonté de la DGGN de simplifier les modes d’action du gendarme pour le rendre plus efficace, Neogend a transformé le quotidien des personnels qui l’ont testé et qui ont gagné en mobilité et en autonomie.